Réunion de scientifiques, d’investisseurs, de commerçants, de représentants de missions commerciales, de consultants, d’avocats spécialistes de la propriété intellectuelle et de fonctionnaires
BioFinance (http://www.biofinance.ca/) est une tribune où se réunissent investisseurs, inventeurs, universitaires, consultants et décideurs. La conférence offre d’innombrables possibilités de réseautage, des discussions entre experts ainsi que des déjeuners combinant les deux. Des dirigeants d’entreprise à la recherche de capitaux présentent des exposés d’une durée de 15 minutes à des investisseurs institutionnels et à des petits investisseurs ainsi qu’à des représentants de grandes entreprises du domaine de la biotechnologie. Les forums et les panels visent principalement le secteur pharmaceutique et celui du diagnostic, mais les participants se recrutent de plus en plus parmi les entreprises œuvrant dans les dispositifs médicaux.
Depuis le premier symposium tenu en 1997, la conférence a connu une croissance considérable et elle attire aujourd’hui plus d’une centaine d’entreprises et environ 750 délégués. Parmi ces délégués, on a compté 30 représentants de l’University of Toronto (http://www.utoronto.ca/), nombre impressionnant, incluant de nombreux diplômés et des étudiants de premier cycle. Il est rassurant de constater que les jeunes d’aujourd’hui sont conscients du potentiel commercial de leurs recherches et qu’ils s’y intéressent.
La conférence de 2008 était largement axée sur les innovations dans le domaine des technologies propres ou technologies vertes, étant donné le fait que les entreprises font de plus en plus l’objet de pressions en vue d’offrir des produits durables et le chevauchement croissant entre les produits de biotechnologie et les produits écologiques, dans le domaine de la recherche sur les enzymes par exemple. L’énergie écologique risque aussi de devenir une tendance dans le domaine des dispositifs médicaux; l’édition du 12 mai du Toronto Star (http://www.thestar.com/) présentait trois technologies propres, dont une attelle de genou qui récupère l’énergie biologique, mise au point par des chercheurs de Simon Fraser University
(http://www.sfu.ca/; renseignez vous davantage sur les contributions de l’université vancouvérienne en lisant l’article sur Applied Medical Devices Inc., dans le présent numéro).
Parmi les thèmes récurrents, notons le fait d’avoir à tenir compte de règlements plus contraignants de la part de la FDA et des organismes de réglementation internationaux; une plus grande importance accordée à la transparence; l’examen de la gouvernance; le renouvellement de l’entreprise, y compris la révision régulière du plan d’affaires; les partenariats stratégiques, plus particulièrement dans le contexte des marchés mondiaux; les relations avec les investisseurs; les plus faibles liquidités et les marchés généralement baissiers, de même que l’adoption de pratiques exemplaires.
On s’attend à ce l’accent soit davantage mis sur la gestion des risques et sur la prévention et la détection de la fraude d’entreprise. Selon plusieurs experts, ceux qui œuvrent dans le domaine de la biotechnologie seraient bien inspirés de se prémunir contre la fraude, tant en milieu universitaire que dans l’entreprise. Citons le cas de Hwang Woo-Suk, scientifique coréen ayant falsifié les résultats de ses expériences sur les cellules souches.
La commercialisation de dispositifs en vue de réduire les coûts pourrait devenir un nouvel enjeu. En effet, comme les provinces croulent sous le poids de leurs budgets massifs en matière de soins de santé et que les autorités s’efforcent de réduire les listes d’attente donnant accès au diagnostic et aux soins, les entreprises qui pourront prouver que leurs dispositifs réduiront la durée de l’hospitalisation, les transferts aller-retour pour les patients des régions éloignées, et les post-traitements tiendront le haut du pavé.