Automne 2008
Volume 6, numéro 4
 
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Éditeur en chef
  • Katherine Taverner
Agent de publication
  • Adam Levin
Éditeurs
  • Roxanne Deslauriers
  • Don Douglas
  • Graham North
  • Louis Renaud
  • Pauline Walsh

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  ISSN: 1712-3526
 

Profil d’entreprise : Interface Biologics Inc.

 
The Epidel coating for the surface of implants and stents

Le revêtement Epidel pour les implants et les endoprothèses – montré dans ces deux photographes, prises avec un microscope électronique – permet la libération de manière prolongée des médicaments. -Gracieuseté du Dr Paul Santerre d’Interface Biologics Inc.

Interface Biologics Inc., qui a son siège social à Toronto, offre des revêtements pour instruments médicaux implantables visant à prévenir le rejet, à fournir des médicaments à libération prolongée et même à rendre ces instruments compatibles avec le système immunitaire de l’organisme. Actuellement, Interface offre trois gammes de biomatériaux : Endexo, un revêtement pour polymères médicaux qui empêche des problèmes associées avec les réactions de coagulation et d’inflammation aux implants (comme les stimulateurs cardiaques ou les endoprothèses); et Kinesyx et Epidel, qui libèrent de manière prolongée des médicaments comme des agents anti-microbiens et des anti-inflammatoires à partir des implants.

L’entreprise a été créée par le professeur J. Paul Santerre. M. Santerre a obtenu un diplôme d’études post doctorales à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa avant de travailler à l’University of Toronto, où il enseigne à la faculté de médecine dentaire et à l’Institute for Biomaterials and Biomedical Engineering. Conscient du potentiel commercial de ses travaux dans ces établissements, il a fondé Interface en 2001, et continue d’agir en tant qu’agent scientifique principal de l’entreprise. Le travail qui a mené à ces recherches est également affilié à l’Hospital for Sick Children de Toronto, appelé localement par son surnom, « Sick Kids » (« gamins malades »).

« Interface » est un nom fortuit, qui témoigne non seulement du fait que l’entreprise est spécialisée dans les revêtements de biomatériaux inertes pour instruments médicaux, mais aussi qu’elle se situe à la jonction de deux industries. Depuis ses débuts, Interface Biologics a eu la bonne idée de résister à la tentation de concentrer ses activités sur un seul produit : les entreprises qui misent sur un nombre restreint de produits risquent de ne pas rester viables, aussi efficace que soit leur technologie. L’entreprise de M. Santerre fabrique plusieurs biomatériaux qui ont des applications en dentisterie, en cardiologie et en urologie. Cette approche pluridisciplinaire lui a permis de s’assurer d’un financement solide à long terme.

« Notre stratégie était de concevoir quelques produits compatibles avec les technologies, de manière à avoir différentes possibilités d’annoncer toujours au moins une bonne nouvelle aux investisseurs, les choses n’ayant pas nécessairement été faciles pour certains produits ces sept dernières années », dit Santerre. Soulignons la perspicacité d’« Interface » sur un autre plan : l’entreprise privilégie la création de réseaux et de partenariats à une étape précoce, clé de son succès financier à long terme. Grâce en grande partie à la participation de l’entreprise à la conférence BioFinance, traitée dans d’autres parties du numéro, Interface s’est assuré le soutien d’autres sources de financement comme la Banque de développement du Canada (http://www.bdc.ca/) et VenGrowth (http://www.vengrowth.com/, anglais seulement), de même que Genesys Capital (http://www.genesyscapital.com/, anglais seulement). Les subventions accordées par Materials and Manufacturing Ontario, qui fait partie du réseau des Centres d’excellence de l’Ontario (http://www.oce-ontario.org/, anglais seulement); les Instituts de recherche en santé du Canada (http://www.cihr-irsc.gc.ca/); et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (http://www.nserc-crsng.gc.ca/), se sont également révélées d’une aide précieuse.

Les répercussions positives de l’établissement de partenariats vont bien au delà du financement. M. Santerre mentionne l’aide du bureau de transfert de technologie de l’University of Toronto : « J’ai été chercheur avant de passer à l’application pratique …
j’avais indiqué clairement dès le début que l’enseignement et le milieu universitaire me plaisaient beaucoup, et que si [l’entreprise] devait voir le jour, il faudrait prévoir des mécanismes de soutien ».

M. Santerre souligne également l’importance du travail d’équipe : « Nous pouvions compter sur un agent d’affaires compétent (Mark Steedman), une ingénieure motivée (Jeannette Ho), et des relations utiles, que j’avais établies dans le secteur des instruments médicaux (Dr George Adams, Dr Leonard Pinchuck), ainsi que sur mes relations dans des secteurs de produits clés chez Barb, Genzyme et Boston Scientific Inc. À cela s’ajoute collaboration de conseillers scientifiques chevronnés à l’Hospital for Sick Kids (Dr Anthony Khoury), de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa (Dr Rosalind Labow), de McMaster University (Dr John Brash) et du Toronto General Hospital (Dr Mark Mittelman). La création de réseaux a servi les intérêts des investisseurs. La principale difficulté, à mon avis, a été d’attirer l’attention de la grande entreprise dans une mer de concepts et de produits concurrentiels. Notre solution à ce problème a été de maintenir nos efforts sur les points faibles des entreprises et de tenir compte de ces derniers dans notre technologie ».

Quant à la manière de composer avec la difficulté de diriger une entreprise tout en enseignant et en menant un projet pluridisciplinaire de haute technologie, M. Santerre a une solution simple : n’assumez pas tout vous-même. Il est d’avis que les personnes dans la même situation « doivent vraiment savoir où elles sont le plus efficaces de manière à pouvoir déterminer où elles peuvent agir en toute confiance », et il souligne qu’il est tout aussi important de ne pas s’aventurer en terrain inconnu que de faire œuvre de pionnier. Lorsqu’une équipe de chercheurs et un réseau de soutien solides ont été mis en place, « il s’agit de vendre votre idée et votre savoir à un expert qui peut vous aider à faire des progrès dans le domaine plus que vous n’en auriez fait par vous-même. N’hésitez pas à demander de l’aide, mais adressez-vous à des personnes qui sont respectées par les autres personnes œuvrant dans le domaine et à des personnes qui tiendront parole…. Accordez-leur le respect auquel vous vous attendriez vous-même, et elles vous suivront dans votre démarche si elles sont motivées ».

Lectures additionnelles :

D’autres sections du présent numéro fournissent des renseignements additionnels sur le milieu de la recherche à Toronto.
Pour obtenir des renseignements additionnels sur l’entreprise Interface Biologics et les
biomatériaux qu’elle offre actuellement, veuillez vous adresser à :

Interface Biologics, Inc.
MaRS Centre, South Tower
Pièce 300—101 College Street
Toronto (ON) M5G 1L7
Téléphone : 416 673 8170
Télécopieur : 416 977 1329
info@interfacebiologics.com
http://www.interfacebiologics.com/

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