Printemps 2008
Volume 6, numéro 2
 
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Éditeur en chef
  • Katherine Taverner
Agent de publication
  • Adam Levin
Éditeurs
  • Roxanne Deslauriers
  • Don Douglas
  • Vera Keown
  • Graham North
  • Louis Renaud
  • Pauline Walsh
  • Joe Wery

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  ISSN: 1712-3526
 

Profil d’entreprises

 
KneeKG

Le harnais doté de capteurs magnétiques du KneeKG est fixé au genou du patient, qui doit ensuite marcher ou courir sur un tapis roulant.

Emovi inc.

Le « genou fragile » est un fléau chez les athlètes de tous âges, et un problème qui prend de l’ampleur à mesure que la population vieillit. C’est là qu’entre en scène Emovi, une entreprise de Laval, (Québec). Grâce à son système KneeKG, Emovi permet aux cliniciens d’évaluer l’état fonctionnel du genou en trois dimensions, donnant une toute nouvelle information aux médecins et spécialistes pour la prise de décision et le suivi de patients.

Le KneeKG (ou examen GCG) n’est pas juste un jeu de mots inspiré des lettres ECG, c’est aussi le dispositif qui permet aux cliniciens d’évaluer la santé du genou et de prendre des décisions éclairées lors de l’investigation, dans le choix d’un plan de soins adapté chez un patient souffrant de lésions ligamentaires au genou, et pour le suivi, c’est-à-dire le suivi quantifié de l’arthrose par exemple ou encore des blessures ligamentaires ou méniscales. Il est aussi possible de connaître l’impact du traitement (par exemple, viscosuppléance, physiothérapie, chirurgie) sur l’état fonctionnel du genou, et la mobilité du patient. Appliqué directement sur le genou, l’appareil enregistre les mouvements complexes entre le fémur et le tibia et ce, dans les plans sagittale, frontal et transversal une percée clinique et technologie fort importante. Les signaux sont ensuite analysés en faisant appel à des technologies évoluées des sciences mathématiques et computationnelles, notamment les réseaux neuronaux et la logique floue, qui permettent de visualiser et de décrire l’état fonctionnel du genou.

Les chercheurs scientifiques du domaine médical de l’équipe (composée de 30 membres) du Laboratoire de recherche en imagerie et orthopédie (LIO) se sont lancés dans la mise au point du KneeKG en 1995. Emovi inc. bénéfice donc de plus de 10 ans de recherche et d’études de validation clinique menées par ce prestigieux laboratoire dirigé par Pr. Jacques de Guise. Dr Pierre Ranger, Dr Patrick Lavigne, Dr David Baillargeon, Dr Guy Grimard, Pr Nicola Hagemeister, Dr Nathaly Gaudrault, M. Alexandre Fuentes et M. David Labbé sont maintenant au nombre des personnes à travailler sur le développement d’autres applications de cet appareil et de sa plateforme technologique.

Le LIO est une unité de recherche de l’École de technologie supérieure (ÉTS) rattachée à l’Université du Québec. Il est également affilié au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), réseau formé de trois hôpitaux universitaires et de recherche. Mais la collaboration s’est étendue bien au delà des portes du LIO.

unité centrale

Une unité centrale interprète les mouvements des articulations et renvoie au clinicien une image claire de l’état fonctionnel du genou.

Des physiothérapeutes, kinésiologues, chirurgiens orthopédistes, mathématiciens, informaticiens et ingénieurs venus de partout dans la région montréalaise ont aussi participé à la conception du KneeKG et en intégration dans la pratique médicale qui ne fait que débuter. Il faut également souligner la participation active du Centre de médecine sportive de Laval et du Carrefour Multisports, complexe sportif local où des mordus du sport bénéficient déjà d’évaluations 3D de leurs genoux.

Le financement initial a permi à Emovi d’obtenir, entre autres, une aide du programme « Vitrine technologique » du gouvernement du Québec, de même qu’un prêt de Développement Économique Canada. Bien que Michelle Laflamme parle avec enthousiasme de cette « fantastique équipe » de recherche, le recrutement de personnes qualifiées a soulevé et soulève encore certaines difficultés, ce qui n’est pas rare dans les projets multidisciplinaires de pointe. Il a tout de même été possible de surmonter cet obstacle grâce à des stages en entreprise et à l’expertise de spécialistes de l’extérieur de la région de Montréal.

Le transfert de technologies et les questions de réglementation se sont aussi ajoutés aux problèmes soulevés par la conception du dispositif et son intégration en milieu clinique. L’entreprise amorce maintenant ces mêmes défis aux États-Unis, en Europe et à Toronto où des collaborations pour la commercialisation de l’appareil sont en discussions. Michelle Laflamme souligne que le Centre d’expérimentation et de transfert technologique de l’ÉTS leur a fourni un solide appui, en particulier le directeur, Jean Bélanger, relativement à l’acquisition des droits de licence sur la technologie. Elle mentionne également Univalor, Valchum et Valéo pour leur appui et leur soutien dans ce processus. Le CLD de Laval, Mme Nathalie Plante, fut aussi d’une aide significative pour toutes ces questions d’ordre stratégique de pénétration de marchés.

Lectures complémentaires :

Pour en savoir plus sur Emovi, vous pouvez vous rendre sur son site, à l’adresse :
http://www.centredugenou.com/,
ou prendre contact avec Michelle Laflamme par courriel :
mlaflamme@emovi.ca
ou par téléphone, au (514) 885-4003

L’adresse du site Web de l’ÉTS :
www.etsmtl.ca/zone2/enbref/

Des renseignements sur le bureau du CETT sont disponibles à l’adresse suivante :
www.etsmtl.ca/zone2/recherche/cett/

Le site Web du LIO est accessible à l’adresse :
www.lio.etsmtl.ca

Pour obtenir des renseignements additionnels au sujet du CHUM, cliquez sur le lien :
www.chumtl.qc.ca/accueil.fr.html

Centre de médecine sportive de Laval :
www.cmslaval.com/

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