Hiver 2008
Volume 6, numéro 1
 
English arrow Accueil arrow PDF Version (4.3MB) arrow Numéros précédents arrow Contactez-nous arrow
 
Dans ce numéro

IMRIS
Un aimant mobile met en vedette
une équipe gagnante arrow


Profil d’entreprises Droits afférents au brevetarrow
Analyses du marchéarrow

Profil de l'établissement de recherche Les événements de l’hiverarrow
Liens utilesarrow
Bilan de l’année 2007arrow

divider


Éditeur en chef
  • Katherine Taverner
Agent de publication
  • Adam Levin
Éditeurs
  • Roxanne Deslauriers
  • Don Douglas
  • Vera Keown
  • Graham North
  • Louis Renaud
  • Pauline Walsh
  • Joe Wery

bottom margin
  ISSN: 1712-3526
 

Profil d’entreprises - Kent Imaging

Épiderme sous haute surveillance

 
Tissue Viability Camera

L’appareil d’imagerie montrée ci-dessus, développé par Kent Imaging, permet aux médecins à analyser la vitalité du tissu du patient.
Photo, gracieuseté de Kent Imaging inc.

Une technologie d’imagerie médicale conçue au CNRC aide le médecin à évaluer sur-le-champ la vitalité des tissus blessés ou greffés en lui indiquant comment le sang et l’oxygène les irriguent. La société de Calgary Kent Imaging, qui l’exploite sous licence, en prépare un modèle portatif qui en multipliera l’usage en clinique.

« Cette technologie est idéale pour les médecins qui procèdent à un examen visuel. Pour soigner les blessures, brûlures, lésions ou greffes, par exemple », explique Michael Sowa, chef du Groupe de la spectroscopie à l’Institut du biodiagnostic du CNRC, à Winnipeg. « Nous sommes partis du principe que, pour survivre, le tissu a besoin de sang et d’oxygène. S’il n’en a pas, il ne résistera pas à la greffe ou au traumatisme. »

Habituellement, il faut jusqu’à trois jours au médecin pour établir si le tissu dépérit ou pas. La technologie du CNRC lui indique instantanément s’il lui faut sans tarder un apport de sang et d’oxygène. « Elle est très facile à utiliser », précise Karen Cross, interne en chirurgie esthétique au Ross Tilley Burn Centre de l’Hôpital Sunnybrook, à Toronto. « Une minute suffit pour recueillir l’information de la blessure. »

La technologie du CNRC a été testée pendant cinq ans à l’Hôpital Sunnybrook. Karen Cross et d’autres chercheurs cliniques ont montré que le prototype distingue aisément et précisément les brûlures du premier et du troisième degré. La technologie s’avère aussi conviviale pour le malade que pour le personnel médical.

L’équipe du CNRC entame maintenant une nouvelle étude clinique au Health Sciences Centre de Winnipeg pour savoir si la technologie aidera à évaluer la vitalité des tissus lors de la reconstruction du sein après mammectomie, opération durant laquelle le chirurgien greffe une portion d’épiderme prélevée sur l’abdomen de la patiente. « En utilisant le système d’imagerie dans la salle d’opération, nous nous assurons que le tissu survivra une fois la suture en place », explique M. Sowa.

Entre-temps, Kent Imaging met au point un modèle plus petit, rapide, ergonomique et économique que l’original, pour les salles d’opération, les salles de réveil et d’autres lieux cliniques. « Nous y parviendrons grâce à une caméra portative d’un peu moins de 8,5 pouces par 11 pouces », explique Donald Chapman, directeur général de l’entreprise. « Le système sera doté d’un écran à cristaux liquides à l’arrière qui montrera au chirurgien un agrandissement de ce qu’il observe. »

D. Chapman croit que la technologie pourrait servir à évaluer les problèmes cardiovasculaires, ophtalmologiques et autres, outre les brûlures et les greffes. « Une circulation inadéquate dans les membres inférieurs pose souvent problème aux personnes parvenues aux stades ultimes du diabète, par exemple. Cette technologie permettrait de suivre l’incidence des médicaments sur la circulation. »

« On pourrait aussi s’en servir en chirurgie esthétique et pour surveiller les blessures, ajoute-t-il. Voire pour vérifier les problèmes de circulation susceptibles d’entraîner des ulcères ou des plaies de lit. » « Ce qu’il y a de formidable, c’est que la technologie n’est pas invasive, insiste-t-il. On prend une photo. Pas besoin d’injection, de colorant, d’agent fluorescent. Rien de tout cela. »

Kent Imaging espère commercialiser la technologie en 2008.

Réimprimé du « CNRC à l'œuvre »

©2006 Veille sur la technologie médicale au Canada spacer Conseil national de recherches Canada