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Moteurs de la l’amélioration des soins de santé au Canada
La technologie de l’information dans le domaine des soins de santé constitue actuellement l’un des secteurs les plus dynamiques au Canada et dans bon nombre d’autres pays. On reconnaît généralement que les prestataires de soins de santé ont besoin d’accéder aux renseignements clés d’un patient pendant une consultation. On prend actuellement des mesures pour que cette vision devienne réalité. Les secteurs des banques et des assurances utilisent de tels systèmes depuis des années. Par conséquent, la majorité des Canadiens croient que l’accès électronique aux dossiers de santé est la prochaine étape logique dans le domaine de l’information sur la santé.
Avec des dossiers de santé sur papier, il est difficile pour le personnel médical de récupérer ou de communiquer des renseignements sur un patient, suscitant ainsi des risques possibles pour la santé de ce dernier. Dans le cadre de nombreuses études récentes, on a exposé les limites du système manuel actuel et fait valoir les avantages potentiels importants qu’offrent des solutions informatiques, qui pourraient améliorer la qualité des soins de santé et la sécurité des patients.
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Quelques exemples servant à illustrer l’inefficacité des systèmes manuels actuels : |
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Sur 1 000 personnes admises à un hôpital |
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75 souffriront d’un effet indésirable. |
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Sur 1 000 patients recevant des soins ambulatoires |
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20 souffriront d’un effet indésirable grave lié à un médicament |
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Sur 1 000 patients autorisés à sortir d’un hôpital |
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90 souffriront d’un effet indésirable grave lié à un médicament |
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Sur 1 000 tests de laboratoires effectués |
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jusqu’à 150 tests ne seront pas nécessaires. |
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Sur 1 000 visites au service des urgences |
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il y a insuffisance d’information pour 320 patients, qui doivent par conséquent rester à l’hôpital plus longtemps |
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Après l’examen de 168 dossiers médicaux traditionnels |
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on a trouvé que 81 % d’entre eux manquaient de renseignements permettant de prendre des décisions sur les soins à administrer aux patients. |
En outre, plusieurs questions comme les coûts des soins de santé qui montent en flèche, les nouvelles menaces à la santé publique, l’augmentation des temps d’attentes et la population vieillissante, poussent les dirigeants es gouvernements du Canada à investir généreusement dans l’amélioration du système de soins de santé.
Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont beaucoup de raisons de vouloir améliorer le système de santé.
Les gouvernements se préoccupent des soins de santé parce que la protection de leurs citoyens, y compris leur santé, est une de leurs principales responsabilités. Étant donné que les soins de santé relèvent des provinces et des territoires, il faut qu’il y ait une motivation et une volonté politiques de toutes les parties concernées pour créer la fondation d’un système électronique commun de gestion des dossiers de santé au Canada.
L’Inforoute Santé du Canada, fondée en 2001, consti-tue la réponse stratégique des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, et vise à coordonner et à accélérer la mise en place de programmes liés à la technologique de l’information sur la santé à l’échelle pancanadienne.
La mission d’Inforoute Santé du Canada est :
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de favoriser et d’accélérer, à l’échelle pancanadienne, l’élaboration et l’adoption de systèmes électroniques d’information sur la santé, de normes et de technologies de l’information compatibles afin de procurer des avantages tangibles aux Canadiens;
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de miser sur les initiatives existantes et sur des partenariats pour concrétiser sa mission.
Afin de pouvoir remplir son mandat, Inforoute a reçu un financement de 1,2 milliard de dollars du gouvernement du Canada pour ses dépenses en capital. Les fonds serviront à réaliser des activités et à investir en collaboration avec les autres intervenants de façon efficace sur le plan des coûts et du temps.
Le but d’Inforoute est la mise en œuvre complète d’un dossier de santé électronique interopérable pour la moitié de la population du Canada d’ici la fin de 2009.
Programme du dossier de santé électronique interopérable
Actuellement, les responsables d’Inforoute travaillent dans neuf domaines cibles, dont celui du programme de dossier du santé électronique interopérable (DSEi)
Le but du programme est de mettre en œuvre des solutions permettant aux cliniciens autorisés de visualiser les données intégrées essentielles relatives à la santé d’un patient n’importe où et n’importe quand pour prodiguer ainsi des soins de qualité supérieure. Les divers fournisseurs de soins de santé pourront consulter les renseignements sur le patient au moyen d’un dossier électronique. Celui-ci sera sécuritaire et suivra le patient toute sa vie; il sera conçu pour faciliter l’échange de données tout au long du continuum de soins entre les organisations prodiguant les soins de santé dans toutes les régions géographiques.
Grâce à l’application des solutions du DSEi à l’échelle pancanadienne, Inforoute vise à :
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améliorer la qualité, la sécurité, l’accessibilité et la rapidité des soins;
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appuyer, grâce à une meilleure information, la prise de décisions en matière de santé;
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améliorer l’efficacité du système de soins de santé;
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réduire les coûts liés à la répétition des examens dispendieux (tests et imagerie diagnostique).
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Autrefois
Axé sur les prestataires de soins
Maladie
Limité au lieu où les soins sont offerts
Gestion des épisodes
Gestion de l’offre
Décisions prises en solitaire
Efficacité
Soins décentralisés et généralisés
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Maintenant et à l’avenir
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Axé sur les patients et leur famille
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Mieux-être
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Continuum de soins
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Gestion de la maladie
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Gestion de la demande
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Décisions fondées sur des données probantes, en collaboration
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Efficience
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Soins centralisés et spécialisés
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La majorité des provinces et des territoires du Canada font actuellement la planification détaillée des solutions liées au DSEi ou travaillent au déploiement de celles-ci. Jusqu’à présent, l’organisation Inforoute a investi 25 millions de dollars dans la réalisation de ces projets. Nous prévoyons que la plupart des provinces et
territoires passeront à l’étape de la mise en œuvre durant le prochain exercice financier et que la majeure partie des 175 millions de dollars réservés aux solutions liées au DSEi aura été engagée.
Pour que les données sur la santé des patients puissent être transmises à l’échelle du Canada, toutes les solutions doivent être fondées sur l’interopérabilité. Pour qu’il y ait compatibilité, il est important que tous les intervenants élaborent leurs projets en utilisant les mêmes règles de base. L’architecture et les normes sont deux éléments essentiels sur lesquels fonder les règles de base. Inforoute a donc créé un modèle qui comprend ces deux éléments et qui permet tout de même aux provinces et territoires de tenir compte de leurs priorités. Inforoute a également établi un processus de collaboration pour ce qui est des normes en vue de guider et de régir l’adoption de normes pan-canadiennes en matière de DSE.
La figure 1 (ci-dessous) montre l’architecture de haut niveau de la solution globale de DSEi proposée par Inforoute. Le diagramme peut être divisé en trois parties principales. Le niveau du haut comprend les archives de données divisées en catégories, soit les renseignements d’identification (registres du client, du fournisseur et de l’emplacement), les renseignements particuliers aux patients (médicaments, allergies, résumés des rapports des spécialistes, résumés des sorties des hôpitaux, résultats de labora-toire et d’imagerie diagnostique, etc.) et les renseignements de surveillance et d’information en matière de santé publique.
Le niveau intermédiaire du diagramme comprend les services en lien avec le dossier longitudinal (SDL) et la couche d’accès à l’information sur la santé (CAIS). On peut considérer ces éléments comme le cerveau qui permet de faire fonctionner le tout. Le rôle principal des SDL et de la CAIS est de repérer et d’organiser les renseignements médicaux historiques pertinents sur un patient donné.
Enfin, la section au bas du diagramme correspond aux points de services où l’on peut visualiser les données. Dans le contexte du travail de l’Inforoute, le visualiseur de DSEi est l’élément le plus intéressant. Le visualiseur permet aux professionnels de la santé autorisés de visualiser les renseignements contenus dans les archives de données décrites ci-dessus. Il est conçu de façon à présenter au prestataire de services de santé des renseignements essentiels
communs sur un patient. Il n’est pas censé remplacer le système de données clinique ou de dossiers médicaux du prestataire; plutôt, il doit servir d’outil complémentaire. La principale valeur du visualiseur de DSEi est qu’il permet aux prestataires de soins de santé de visualiser les données médicales historiques d’un patient en utilisant une seule application. Les renseignements ainsi obtenus, cependant, proviennent de différents emplacements et de différentes ressources, et peuvent inclure des résultats (comme des images diagnostiques ou des tests de laboratoire) demandés par différents intervenants, ainsi que des détails sur des consultations distinctes.
figure 1
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L’exigence selon laquelle le système doit être interopérable, qui est au cœur de la solution, a poussé les architectes d’Inforoute, les provinces, les territoires et les distributeurs- fournisseurs à franchir les limites de ce qui existait déjà. On a coordonné les efforts pour élaborer un modèle d’information sur la santé qui répond aux besoins à l’échelle du Canada, qui peut s’adapter pour les besoins des juridictions grandes ou petites, et qui est de prix abordable. La création de ce modèle canadien d’information sur la santé a donné lieu à d’autres innovations grâce à l’élaboration de solutions fondées sur les normes établies.
L’informatisation des dossiers de santé améliore les soins de santé au Canada : il y a un maintenant un fort consensus national à ce sujet. C’est grâce à ce consensus que nous avons pu nous engager dans cette voie. En stimulant l’innovation dans le domaine de la technologie de l’information sur la santé, nous pourrons bâtir l’infostructure nécessaire pour soutenir le système national de DSE. En cours de route, nous favorisons la création de technologies et de systèmes interopérables qui cumuleront les avantages pour bien des années. Nous avons fait les premiers pas mais il y a encore beaucoup à faire. Nous faisons cependant d’excellents progrès. Le but est à notre portée et, grâce à notre esprit de collaboration, les Canadiens commencent à constater l’utilité des dossiers de santé électroniques.
Luc Bouchard, directeur du Groupe DSEi, Inforoute Santé du Canada
Mélodie Faucher, analyste des systèmes de gestion du programme, Programme DSEi
www.infoway-inforoute.ca
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